Le vent, léger, fait danser les arbres et leurs branches
Sur lesquelles les multitudes d'oiseaux s'invectivent,
Se traitant, dans leur chant,de faisan ou d'oie blanche,
Pour un étage plus haut,une belle perspective.De la fauvette au pinson,de la mésange bleue
Au rouge-gorge familier, du geai criard aux pies,
Chacun s'affaire, chante et se bat comme il peut
Pour dérober une brindille, bâtir le plus beau nid.
C'est que, de mars à septembre, les jours sont comptés.
Il faut d'abord séduire, conquérir et construire,
Puis éduquer les oisillons de sa nichée,
Permettre leur envol et ainsi se nourrir.
Ils ont laissé des plumes ces acharnés de vie,
Ces combattants d'un espoir perdu, ces optimistes !
Savent-ils que leurs prises de bec, leurs gazouillis,
Font pousser des ailes aux hommes pessimistes ?
Qu'encore nous puissions voir leur superbe plumage,
Résultat parfait d'un lifting d'écailles froides;
Que jamais ne se taise leur mélodieux ramage,
Coucou de l'existence, immuable sérénade !
jihel